L’apotre de la paix et de l’eau

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Le président honoraire du conseil mondial de l’eau a été chaleureusement ovationné à la fin de son allocution au 19e congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau.

Dans un langage de vérité, Loic Fauchon, a plaidé pour une Afrique de l’eau qui montre au monde, le chemin de la paix.

« On dit souvent que l’assainissement est le parent pauvre, celui à qui on donne un peu quand on a tout donné à l’eau… on pourra sans crainte dire que l’assainissement fait l’objet d’une forme de maltraitance », a-t-il relevé à la cérémonie d’ouverture du congrès de Bamako. Aussi, a-t-il déploré un paradoxe inquiétant : « L’Afrique est pourvue en eau, les Africains en sont majoritairement dépourvus et ce qui est vrai pour l’eau, l’est encore plus pour l’assainissement ». pour celui qui a présidé le conseil national de l’eau pendant près de 10 ans, c’est ce challenge que l’Afrique doit affronter pour conjurer  les désastres hydriques. « Au plan hydrique, la planète est souffrance », a-t-il alerté. Loic Fauchon a décrit une situation lugubre : des milliards de personnes qui n’ont que l’eau contaminée, des milliers d’enfants qui meurent de soit et de diarrhée, malheureusement, ce sont les plus démunies qui souffrent le martyr dans cette crise quotidiennement exponentielle à cause des changements climatiques. Pour cela, il appelle à une synergie d’actions afin d’effacer cette injustice dommageable à la paix du monde. « Chacun, à sa place doit assurer la sécurisation de l’eau partout et pour tous ». ce qui, à  l’en croire, revient d’abord à sécuriser la ressource, sa disponibilité et sa protection. « Sécuriser, c’est trouver le meilleur équilibre entre l’eau d’aujourd’hui et l’eau de demain. Sécuriser c’est trouver les ressources additionnelles tout en respectant cette nouvelle exigence d’équilibre », a-t-il soutenu. Pour réussir cette sécurisation, il propose comme stratégie une hydro-diplomatie, affaire des politiques, des parlements, des maires et surtout des communautés locales. « Les citoyens ne doivent pas être considérés comme des bailleurs de factures. Ce sont des acteurs, des combattants pacifiques de la seule guerre qui vaille, celle de la paix de l’eau. Chacun à ces niveaux contribuent à l’hydro-diplomatie du quotidien et le droit à l’eau si facile à dénoncer ».    Convaincu que «  La sécurité de l’eau est aujourd’hui partie intégrante de la sécurité nationales », Loic Fauchon appelle l’Afrique à rechercher ses propres solutions.

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