Une double urgence

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Depuis la découverte en Chine du virus SARS-CoV-2, responsable de la maladie COVID-19, plus de 193 pays doivent faire face aux conséquences de cette épidémie. 

«C’est une année sans précédent, tant pour l’homme que pour la planète. La pandémie de COVID-19 a bouleversé les vies dans le monde entier. Pendant ce temps, le réchauffement de notre planète et le dérèglement du climat se poursuivent», a déclaré le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, dans l’avant-propos du rapport intitulé  United in science 2020.

La pandémie du covid-19 est une crise aux dimensions multiples. Le changement climatique constitue également un défi planétaire.

Les pays en développement sont les plus touchés par les changements climatiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé, à partir de 2030, les changements climatiques devraient entraîner jusqu’à environ 250 000 décès supplémentaires par an, attribuables à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique.

Au Bénin, les scénarios climatiques prévoient une augmentation des températures de 2,6 ° C à 3,27°C d’ici 2100 au Bénin. La sècheresse, les inondations et les changements du régime pluviométrique sont les principales menaces auxquelles le pays fait face. Ces différents phénomènes ont entrainé au cours des trois dernières décennies des pertes substantielles dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, des ressources en eau, des infrastructures, de l’énergie et de la foresterie. A Cotonou, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière ont entrainé la perte de plus de 400 mètres de côtes, englouti des maisons et endommagé des infrastructures touristiques. Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale, la dégradation des zones côtières coûterait au total 3,8 milliards de dollars par an au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo, soit l’équivalent de 5,3 % de leur PIB. Les pertes et dommages causés par les inondations en 2010 par exemple étaient estimées à 120 milliards de FCFA.

Face à cette double menace, le cabinet Eau Afrique et ses partenaires stratégiques ont décidé de s’unir et de mettre en place une action partenariale innovante en organisant la 11e édition de water school sous le thème : « Les jeunes face à l’urgence climatique et à la pandémie du covid-19 ».

Water school, vise à renforcer l’implication durable des jeunes qui sont plus réceptifs que les adultes  dans  le  processus  de riposte contre Covid-19 et de  la lutte contre les effets du changement climatique.

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